J'ai vu deux films ces temps-ci qui m'ont beaucoup touché. Je regarde des films au hasard, des films qu'on me prête pour m'abrutir dans mon ptit studio étudiant. Je m'abrutis alors complètement, dans ce but même, je pense à autre chose, je vide mon esprit, je formate.
Le premier c'est "Man on fire". Ca se passe au Méxique, où les enlèvements sont monnaie courante. Alors les bourges font protéger leurs gosses. Un gars, ancien militaire devenu alcoolique, dans la fin de la quarantaine, désillusionné, perdu doit s'occuper d'une petite fille avec qui il se lit finalement d'amitié. Ses sourires, sa vitalité et sa joie de vivre le font revivre. Alors que la gamine est viticme d'un rapt, après quelques jours à l'hôpital, il décide de se venger sur ces ravisseurs...
Le second c'est de la science-fiction, "bienvenue à gattaca". Dans une société fictive, la discrimination est monnaie courante et ne se fait plus en fonction de couleurs ou prétendues races, mais selon son propre ADN. La technologie a permis aux parents de sélectionner leurs gamètes, de sorte qu'ils choisissent les meilleurs pour donner le plus de chance à leur fils... Peu à peu, cette pratique se substitue à la naturelle (nettement plus agréable, plus intéressante d'ailleurs non??), et vous imaginez bien que les "produits technologiques" ont alors beaucoup moins de défauts, tendent à la perfection, contrairement aux enfants de la "providence". Et puis, dès la naissance, une analyse sanguine automatique permet de connaître, statistiques à l'appui, l'âge et la raison de leur mort probables... Alors finalement, pour obtenir un boulot : plus d'entretien d'embauche : votre séquence d'ADN dit tout sur vos moindres défauts... Donc, naturellement, dans une société qui se destine dans la croissance et la perfection, on choisit les meilleurs. La société se partage ainsi en deux classes : les validés, et les invalidés, bons qu'à nettoyer les chiottes... L'histoire dans ce tableau macabre, excentrique, et d'une certaine réalité - voire d'une réalité certaine vers laquelle nos société veulent évoluer, c'est celle de Vincent, un pauvre gars de la providence, un invalidé destiné à une vie de merde, qui a cependant un rêve, celui d'aller dans l'espace, puisque la terre, sa société ne semble pas l'accepter. Mais il est voué à mourir aux alentours de la trentaire, à 89%. Seulement ces pourcentages lui laissent une petite chance et il va la saisir : il arrive que le destin offre de mauvais tours à ceux pourtant destinés à de grandes choses, les validés... Et des pirates génétiques empruntent alors leur ADN... En d'autres termes, les invalidés prennent leur place dans la société, utilisent leur ADN puisque le leur les discrédite, pour tenter leur chance, intégrer la société...
Si "Man on fire" m'a plue, c'est plus une question de sensibilité. Le film est bien traité, le choix des images, musiques, cadrages, est tout à fait approprié à mon goût.
Quand au second film, c'est cette société de discrimination qui m'a émue, aussi parce qu'on tente aussi dans notre propre société à utiliser des chiffres un peu abusivement en cherchant toujours à tirer des conclusions irréfutables, parce qu'on mise tout dans notre pouvoir d'achat, dans le progrès technique, parce qu'on veut toujours mieux. On est dans une logique de progrès, de croissance, de progression, d'évolution, naturellement sans doute. La société futuriste du film s'inscrit tout naturellement dans la continuité de la notre... et ça fait vraiment peur...
Le premier c'est "Man on fire". Ca se passe au Méxique, où les enlèvements sont monnaie courante. Alors les bourges font protéger leurs gosses. Un gars, ancien militaire devenu alcoolique, dans la fin de la quarantaine, désillusionné, perdu doit s'occuper d'une petite fille avec qui il se lit finalement d'amitié. Ses sourires, sa vitalité et sa joie de vivre le font revivre. Alors que la gamine est viticme d'un rapt, après quelques jours à l'hôpital, il décide de se venger sur ces ravisseurs...
Le second c'est de la science-fiction, "bienvenue à gattaca". Dans une société fictive, la discrimination est monnaie courante et ne se fait plus en fonction de couleurs ou prétendues races, mais selon son propre ADN. La technologie a permis aux parents de sélectionner leurs gamètes, de sorte qu'ils choisissent les meilleurs pour donner le plus de chance à leur fils... Peu à peu, cette pratique se substitue à la naturelle (nettement plus agréable, plus intéressante d'ailleurs non??), et vous imaginez bien que les "produits technologiques" ont alors beaucoup moins de défauts, tendent à la perfection, contrairement aux enfants de la "providence". Et puis, dès la naissance, une analyse sanguine automatique permet de connaître, statistiques à l'appui, l'âge et la raison de leur mort probables... Alors finalement, pour obtenir un boulot : plus d'entretien d'embauche : votre séquence d'ADN dit tout sur vos moindres défauts... Donc, naturellement, dans une société qui se destine dans la croissance et la perfection, on choisit les meilleurs. La société se partage ainsi en deux classes : les validés, et les invalidés, bons qu'à nettoyer les chiottes... L'histoire dans ce tableau macabre, excentrique, et d'une certaine réalité - voire d'une réalité certaine vers laquelle nos société veulent évoluer, c'est celle de Vincent, un pauvre gars de la providence, un invalidé destiné à une vie de merde, qui a cependant un rêve, celui d'aller dans l'espace, puisque la terre, sa société ne semble pas l'accepter. Mais il est voué à mourir aux alentours de la trentaire, à 89%. Seulement ces pourcentages lui laissent une petite chance et il va la saisir : il arrive que le destin offre de mauvais tours à ceux pourtant destinés à de grandes choses, les validés... Et des pirates génétiques empruntent alors leur ADN... En d'autres termes, les invalidés prennent leur place dans la société, utilisent leur ADN puisque le leur les discrédite, pour tenter leur chance, intégrer la société...
Si "Man on fire" m'a plue, c'est plus une question de sensibilité. Le film est bien traité, le choix des images, musiques, cadrages, est tout à fait approprié à mon goût.
Quand au second film, c'est cette société de discrimination qui m'a émue, aussi parce qu'on tente aussi dans notre propre société à utiliser des chiffres un peu abusivement en cherchant toujours à tirer des conclusions irréfutables, parce qu'on mise tout dans notre pouvoir d'achat, dans le progrès technique, parce qu'on veut toujours mieux. On est dans une logique de progrès, de croissance, de progression, d'évolution, naturellement sans doute. La société futuriste du film s'inscrit tout naturellement dans la continuité de la notre... et ça fait vraiment peur...



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